Natacha Polony marchant dans la rue, téléphone en main

NatachaPolony

Transmettre, comprendre, agir

Transmettre, comprendre, agir

Je suis née à Paris en 1975 et j’ai grandi à Deuil-la-Barre, dans une famille de médecins. J’y ai reçu une éducation exigeante, fondée sur le travail, le mérite et une certaine idée du devoir, celle de générations formées par la République et convaincues que chacun doit essayer de rendre à son pays une part de ce qu’il lui a donné.

Très tôt, les livres ont occupé une place essentielle dans ma vie. Dumas, Hugo, Saint-Exupéry, Giono, puis la poésie m’ont donné l’amour de la langue française et la conviction que la culture n’est pas un privilège réservé à quelques-uns. Elle est un instrument de liberté.

Après des classes préparatoires littéraires et des études de lettres, j’ai obtenu l’agrégation de lettres modernes en 1999. J’aurais pu poursuivre dans la recherche universitaire. J’ai choisi d’enseigner.

Natacha Polony souriante en conversation

À 24 ans, j’ai demandé l’académie de Créteil et j’ai été affectée au lycée Jacques-Feyder d’Épinay-sur-Seine. J’y ai rencontré des adolescents vifs, curieux, mais dont certains peinaient à lire et à comprendre un texte. Cette expérience ne m’a jamais quittée.

J’y ai compris que l’école n’était pas seulement un service public, elle est la promesse faite à chaque enfant de pouvoir échapper à ce que sa naissance semblait avoir décidé pour lui.

Mon engagement politique est né de cette même conception de la République. À dix-sept ans, pendant le débat sur le traité de Maastricht, j’ai découvert Philippe Séguin parlant du peuple souverain et de la responsabilité de ses représentants. En 2001, j’ai rejoint Jean-Pierre Chevènement. J’y retrouvais des mots qui allaient structurer ma réflexion, République, souveraineté, industrie, indépendance, intérêt général.

Natacha Polony dans un atelier textile

Je suis entrée à Marianne auprès de Jean-François Kahn, puis j’ai travaillé au Figaro, à la radio et à la télévision. On n’est pas couché, Europe 1, France Inter… En 2018, je suis revenue à Marianne pour diriger la rédaction pendant huit ans. J’ai ensuite créé L’Audace !

Écrire, enquêter, interroger, débattre, il s’agissait toujours de transmettre, de donner à chacun les éléments nécessaires pour comprendre le monde et décider librement.

Pendant plus de vingt ans, j’ai aussi parcouru la France. J’ai rencontré des paysans, des ouvriers, des artisans, des ingénieurs, des enseignants, des soignants, des entrepreneurs. J’ai vu des usines fermer, des villages perdre leurs commerces et leurs services publics. Mais j’ai vu également une extraordinaire énergie, des savoir-faire, une volonté de transmettre et de continuer à faire vivre ce pays.

Natacha Polony lors d’une rencontre

J’en ai acquis une certitude, la France n’est pas seulement une idée. Elle est un corps et une âme. Des paysages, des métiers, une langue, une culture et une histoire ; mais aussi une promesse républicaine, celle de citoyens libres et égaux, maîtres de leur destin.

Je suis une femme, une mère de trois enfants, une ancienne enseignante, une journaliste et une entrepreneuse. Je ne suis pas une professionnelle de la politique. Mais je crois profondément que la France peut retrouver sa puissance industrielle, reconstruire son école et ses services publics, rendre l’État à l’intérêt général et redevenir une nation indépendante, capable de parler à tous sans se soumettre à personne.

Natacha Polony échangeant avec deux personnes

Parce que je refuse de regarder notre pays s’affaiblir en expliquant que rien ne peut être fait. Parce que je veux que nos enfants héritent d’une France plus forte, plus libre et plus juste que celle que nous leur préparons aujourd’hui.

Mais on ne peut pas agir seule, pas plus qu’on ne peut enseigner sans l’Ecole ou diriger un journal sans l’ensemble de ceux qui y travaillent. Je veux donc agir avec vous, pour rebâtir une France indépendante, puissante et fière.

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